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:: Rôles de l'infirmier dans la prise en charge des malades et ::

 
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MessagePosté le: 22/04/2007 17:49:27    Sujet du message: Rôles de l'infirmier dans la prise en charge des malades et Répondre en citant

Mémoire Infermier

Rôles de l'infirmier dans la prise en charge des malades et blessés
( Cadre des services de secours d'urgence préhospitalière )

**********************************************************************
TABLE DES MATIÈRES

Introduction

I/ Cadre conceptuel

A. Historique


B. Mes motivations

C. Les secours en France

D. L'infirmier dans le champs d'étude


1. des sapeurs pompiers

2. du S.A.M.U.

E. La problématique

F. Limite de l 'étude

G. L'étude

II/ Analyse:

A. Ses rôles :

1. Rôle technique - Le soignant

* auprès des sapeurs pompiers

* auprès de la population

2. Rôle dans la gestion de matériel

3. La formation

* Formé

* Formateur

4. Rôle dans l'hygiène et la sécurité

5. Rôle préventif en psychologie

B. Autres aspects :

1. Avantages et inconvénients de l'infirmier

2. Dédommagement de l'infirmier

3. Cadre législatif, responsabilités I.D.E. et reconnaissance nationale

4. Projection dans l'avenir

C. Et qu'en pensent les médecins.

III/ Conclusions

Bibliographie :

Des écrits

Des crédits photographiques

Répertoire des références législatives et réglementaires

ANNEXES :

Abréviations (marque page)

Liste des sites d'étude ( questionnaire )

Le questionnaire

Les protocoles infirmier S.P.*

L'illustration

Rappel de la législation

Diagnostics infirmier de l'urgence

*********************
INTRODUCTION

Ce travail de fin d'étude entre dans l'accomplissement de ma scolarité, se référent à l'arrête du 30 mars 1992 relatif à l'évaluation continue des connaissances et des aptitudes acquises au cours des études conduisant au diplôme d'état infirmier.



Ce travail est l'observation d'une pratique professionnelle de l'infirmier diplômé d'état.

Ce travail n'est en aucun cas une description comparative.

Certains éléments de ce travail s'appuieront plus sur l'un ou l'autre des services.

Il s'agit d'une recherche descriptive pure sur une même « spécialité » dans deux organismes de secours d'urgence différents :



Le Service d'Aide Médicale Urgente

et le Service de Santé et de Secours Médical des sapeurs pompiers.



Ce travail de fin d'étude essaiera de répondre à la question :



« L'infirmier a-t-il un rôle dans la prise en charge des malades et blessés, dans le cadre des structures de secours d'urgence » ?



Nous essaierons de répondre à la problématique en quatre temps :

· Nous mettrons en place le cadre conceptuel de l'étude

· Nous analyserons les rôles de l'infirmier dans la structure de secours d'urgence et donc face aux malades et blessés.

· Nous analyserons les différents aspects de leur présence.

· Nous verrons qu'elle est la vision des médecins sur la présence des infirmiers.



Afin de faciliter le travail écrit, lire indifféremment pour infirmier : infirmier ou infirmière.



Le domaine des services de secours d'urgence utilise de nombreuses abréviations.

Dans ce mémoire, toutes les termes en abréviations seront suivis d'une astérisque, et je vous prierai de vous porter en annexe pour trouver le tableau des abréviations, mais aussi un marque page contenant les abréviations, à détacher et à utiliser le long de la lecture.



I/ Cadre conceptuel



A. Historique

« Il faut profiter de l'occasion de porter secours avant qu'elle n'échappe et on sauvera le malade pour avoir su en profiter ».



Définition de la notion d'Urgence selon HIPPOCRATE (460-377 avant J.C. )



L'empire Romain fût le premier a disposer d'une organisation permanente de lutte contre l'incendie, divisée en cohortes d'environ 1000 hommes et pour lesquels étaient rattachés 28 médecins (premier exemple de service de santé dans le milieu des secours ).



En 1792, M. Larrey (grand théoricien de la logistique de l'avant et Médecin des Armée de l'Empire) imagine le principe d'ambulances volantes constituées d'une équipe de chirurgiens, infirmiers, se portant au devant des moribonds pour leurs prodiguer des soins d'urgence et les conditionner en vue d'une évacuation vers l'arrière.



En 1871, les oeuvres des ambulances urbaines de l'hôpital St Louis créé la première structure d'assistance médicale d'urgence pour les civils dans laquelle se tiennent prêt à intervenir des médecins et infirmiers avec des voitures hippomobiles.

Ce projet sera abandonné en 1907.

Ce ne sera qu'en 1893 que la famille Lepage lance le service des SAPEURS-INFIRMIERS :

« sur notre demande, un sapeur fut désigné dans chaque compagnie pour remplir les fonctions d'infirmier : à l'un des trois fut attribué le galon de caporal : le Caporal Infirmier Hallouin (22 Février 1893) ».

En 1894, au congrès de la fédération des officiers et sous-officiers des Sapeurs Pompiers de France et d'Algérie, l'assemblée adoptera ce principe pour tout les corps de Sapeurs Pompiers.

Le Docteur Lepage et les Sapeurs-Infirmiers interviennent en opération au profit de tous.

Ils sont systématiquement envoyés en cas de feu en campagne pour donner «des secours efficaces aux personnes blessés dans les sinistres éloignés des grands centres » et donc le plus souvent dépourvus de médecins.



En 1953, le décret n°53170 du 07 mars structure l'organisation du Service Médical de Santé des centres de secours sans impliquer officiellement les infirmiers.

Jusqu'en 1990, la présence et la participation des infirmiers va se développer de manière officieuse alors que le corps de médecins prend toutes ses lettres de noblesse avec la réglementation de leur activité.

L'infirmier est reconnu depuis 1893 pour son efficacité et sa nécessité dans un travail de binôme avec le médecin mais n'est pas reconnu par la Loi comme membre du Service de Santé et des Secours Médicaux au même titre que les médecins, les vétérinaires et les pharmaciens.



En 1990, un groupe de sapeurs-pompiers et d'infirmiers diplômés d'état ont remis à l'ordre du jour le rôle des Infirmiers Sapeurs Pompiers afin de former un groupe de travail dont le résultat escompté était la mise en place d'un cadre réglementaire pour l'action des I.S.P.*



Le 04 février 1991, le problème de la reconnaissance des I.S.P.* est évoqué puisqu'ils sont environ 400 sur le terrain.



Le 30 mai 1991, le groupe de travail définit 5 rôles :

1.Participer aux actions de médecine préventive.

2.Assurer au sein des corps la maintenance du matériel médico-secouriste.

3.Participer à l'enseignement du secourisme, au contrôle des connaissances, à la formation continue des S.P.*, en secours et soins d'urgence.

4. Apporter des soins d'urgence aux S.P.* sous contrôle du M.S.P.*

5.Dispenser des soins d'urgence aux victimes d'accidents et de sinistre de toute nature.



L'Infirmier diplôme d'état devient indice de modernité du corps.



En 1992, le bilan du programme d'action en faveur des sapeurs pompiers émanant du ministère de l'intérieur et de la sécurité publique estime que les « 7500 membres du service de santé des sapeurs pompiers (médecins, pharmaciens, vétérinaires et infirmiers) concourent activement à l'efficacité opérationnelle des services d'incendie et de secours ».



En 1993, il n'a toujours par de cadre législatif, mais lui est fixé jusqu'à 11 rôles :

6. Mise en place de mesures visant à renforcer l'hygiène et la sécurité.

7 Participation à des actions pédagogique envers le public.

8.Participation aux visites de recrutement et au suivi des S.P.*

9.Enquête épidémiologique.

10.Mise en place et participation à des protocole de soins, de matériels.

11.Soutien psychologique aux S.P.* et aux victimes.



Le décret n°97-1225 du 26 Décembre 1997 relatif à l'organisation des Services d'Incendie et de Secours donne lieu à la naissance de L'INFIRMIER SAPEURS-POMPIERS qui se caractérise par «un biotope bien particulier : l'URGENCE PREHOSPITALIERE » (jean Claude Deslandes )



L'I.S.P.* est pour la première fois officiellement reconnue comme sapeur-pompier et membre de S.S.S.M.* avec possibilité d'emploi permanent par les départements ( S.D.I.S.* ) à la hauteur d'un infirmier pour 150 professionnels ou pour 1000 volontaires.

Il peut néanmoins être volontaire sans limite quantitative.



Pour l'infirmier S.A.M.U.*, son évolution est difficile a concevoir car sa présence est très disparate.

Il est présent dans certains S.A.M.U.* depuis leur création, mais reste au bon vouloir des chefs de service.



B. Mes motivations

Les services de secours d'urgence m'ont depuis une dizaine d'année attiré, car il traduit, je pense, dans notre société, la meilleure manière d'aider son prochain en réunissant des hommes de tous les horizons dans une même épreuve et dans un même but : sauver et maintenir la vie.

C'est une organisation qui m'a passionné et pour laquelle, je souhaiterais un jour travailler.

Devenir infirmier est une manière pour moi de réussir dans la vocation que j'ai choisie.

Depuis une dizaine d'année, je me suis engagé dans cette voie à des niveaux parfois loin de mes attentes (soigneur chez les scouts de France ), parfois plus proches ( responsable d'une équipe de secouriste menant ou participant à des missions de secours aux personnes, ainsi que des actions en matière de formation et de prévention auprès du public).

Ce sont ces raisons et ma passion pour l'urgence médicale qui m'ont fait choisir le thème de l'urgence préhospitalière, parfaitement adapté à mes études d'infirmier.



C. Les secours en France

Placés sous la tutelle du ministère de l'Intérieur (lui-même placé sous l'autorité directe de la Présidence ), la Direction de la Défense et de la Sécurité Civile est découpée en Zone de Défense Civile (les mêmes que l'armée de terre ), qui sont dirigées par un directeur de zone dont dépendent plusieurs S.D.I.S.* qui gèrent les centres de secours des différentes communes du département.

L'article 1 de la Loi du 22 juillet 1987 définit que la Direction de la Défense et de la Sécurité Civile « a pour objet la prévention des risques de toute nature ainsi que la protection des personnes, des biens et la lutte contre les accidents, les sinistres et les catastrophes »

La France dispose en matière de secours et de sauvetage d'une organisation lourde, complète et complémentaire.



Elle se compose de plusieurs entités :



* la sécurité (et l'information) gérée par la police ou la gendarmerie.



* le sauvetage et la lutte contre l'incendie gérés par les sapeurs pompiers ( article 1 du décret n°88.623 du 06 mai 1988 relatif à l'organisation du S.I.S.* qui précise que pour faire face à sa responsabilité dans la distribution des secours, le maire peut doter la commune d'un corps de sapeurs pompiers).

Et les S.S.S.M.* des sapeurs pompiers, supportés par les équipes secouristes ( sapeurs pompiers, associatifs ).



* le service des soins médicaux assuré par les S.A.M.U.* attachés aux hôpitaux :

L'article 2 de la Loi n° 86.11 du 06 janvier 1986 relative à l'A.M.U.* et aux transports sanitaires précise que «l'A.M.U.* en relation notamment avec les dispositifs communaux et départementaux d'organisation des secours, doit faire assurer aux malades, blessés et parturientes, en quelques endroits qu'ils se trouvent, les soins d'urgences appropriés à leur état ».

L'A.M.U. concerne un citoyen sur 100/an.

Le décret du 16 décembre 1987 place le S.A.M.U.* sous l'autorité du directeur de l'hôpital dans lequel il est implanté.



Le décret n°87.1005 du 16 décembre 1987 précise que les moyens du S.A.M.U.* seront exclusivement médicaux (les moyens de sauvetage restent du rôle du S.D.I.S.*) et précise ses rôles :

· Assurer une écoute médicale permanente.

· Déterminer et déclencher dans le délai le plus rapide, la réponse la mieux adaptée à l'appel.

· S'assurer de la disponibilité des moyens et lits d'hospitalisation publics ou privés adapté à l'état du patient et faire préparer son accueil.

· Organiser le cas échéant son transport.

· Veiller à l'admission du patient.

Il faut savoir que le S.A.M.U.* (financé par le département et l'état - un par département) est le centre administratif de l'Aide Médicale Urgente qui héberge, outre les bureaux administratifs :



* le Centre de Réception et de Régulation des Appels (C.R.R.A.* ou centre 15), qui gère les S.M.U.R.*, les interventions, les conseils médicaux, et les lits d'hospitalisation (art. l.711.15 du code de Santé Public).



* le Centre d'enseignement des Secours d'Urgence ( C.E.S.U.* ), mais tous n'en dispose pas.



* la réserve logistique :

+ des interventions habituelles de petite ampleur (intervention, fêtes...) ou de grande ampleur (événements, plan local d'urgence...) - loi du 22 juillet 1987 -

+ une réserve de lots catastrophe (plan Rouge ou ORSEC* ), voire du matériel du S.A.M.U.* de France qui est le S.A.M.U.* Mondial.



* Organise au sein de l'hôpital le plan blanc déclenché par le directeur de l'hôpital conformément à la circulaire du 15 juin 1981 (actualisée par la circulaire du 02 décembre1988 ).



* de moyens mobile pour le commandement médical de terrain

(Directeur des Secours Médicaux ), le transport de la logistique, et les autres moyens (hélicoptère, bateaux, avions ).



Il sera différencié du S.M.U.R.* (1 U.M.H.*/100 000 habitants), même s'ils sont dans le même bâtiment, qui est l'unité administrative et du matériel locale d'un hôpital (financé par l'hôpital dont il dépend

et qui décide des moyens à utiliser ).

Chaque département S.A.M.U.* dispose de plusieurs S.M.U.R.* et ce sont eux qui disposent des vecteurs d'intervention médicale : Unité Mobile Hospitalière (ambulances), Véhicules Médicalisés Léger et personnels d'intervention.



En 1994 : 6 542 109 appels (1/ 10 habitants ) ont donné lieu à 2 914 957 «affaires » dans la répartition suivante :

· 25,89 % d'informations ou de conseils

· 21,41 % d'interventions des pompiers dont 2,15 % médicalisés

· 22,74 % d'envoi d'un médecin libéral

· 7,62 % de transport par ambulances privées

· 14,99% de primaires S.M.U.R.*

· 04 % de secondaires S.M.U.R.*



Tous ces vecteurs qui peuvent, parfois être en désaccord, s'unissent de nombreuses fois par jour partout sur le territoire pour oeuvrer dans les délais les plus courts, pour la vie.



Une commission d'expertise et d'évaluation du S.S.S.M.* (comptant 11 médecins de l'armée, du S.A.M.U.* et des pompiers, un vétérinaire S.P.*, un pharmacien S.P.*, et un infirmier S.P.* ), créée par l'arrêté du 21 mars 1995 est en charge de dresser un état permanent des secours médicaux, et d'évaluer leur action dans les dispositifs de secours.



D. L'infirmier dans le champs d'étude



1. des sapeurs pompiers



( service comptant 26 785 professionnels, 198 706 volontaires, 316 auxiliaires et 7 916 du S.S.S.M.*) est un auxiliaire du médecin pour les actions médico-préventives, le soutien sanitaire des opérations et la médicalisation des secours (pour 1994, secours à la population : 999 276 ; aux pompiers : 4 901).

Trois textes définissent les missions et l'organisation du S.S.S.M.* :

· Le code des communes

· La Loi n°87.565 du 22 juillet 1987 relatif à l'organisation de la sécurité civile

· Le décret n°88.623 du 06 mai 1988, d'application de la Loi précédente.



Il participe aux actions d'hygiène et de sécurité, à la maintenance des matériels médico-secouriste et aux actions pédagogiques.



Il est à temps plein ou partiel salariés ou volontaire, et peut passer d'autres diplômes ( formations initiale des S.P. *, monitorat et instructeur de secourisme, certificat d'oxyologie, ou de médecine de catastrophe).

Il assure son service aux différents niveaux de l'organisation des secours :

* 54% du personnel infirmier dans les centres de secours,

* 19% dans les centres de secours principaux,

* 17% dans les corps de première intervention,

* 10% dans les services départementaux d'incendie et de secours ( où se trouvent les directions du S.S.S.M.*).



La répartition du travail se divise pour l'I.S.P. *

en C.S.* :

· 30% - interventions et manouvres

· 30% - formation et hygiène

· 30% - logistique et pharmacie

· 10% - divers et administratif



au S.D.I.S.* :

· 10% - interventions

· 40% - médecine du travail et d'aptitude

· 30% - entretien matériel médico-secouriste

· 20% - formation



Sur 82 départements, il a été recensé 654 infirmiers

( 55% de femmes et 45% d'hommes dont la majorité a entre 25 et 39 ans, en raison, nous pensons, des conditions physiques et de travail que le service impose ) dont :

* 5.5% de cadre infirmiers,

* 10.4% de I.A.D.E.*,

* 6.5% titulaires d'un diplôme universitaire en médecine de catastrophe ( étude en 1994 du ministère de l'intérieur ).



2. du S.A.M.U.* (653 713 sorties en 1994 )



compte 6 222 personnels dont 425 infirmiers à temps complet et 145 à temps partiel,

repartis dans les 98 S.A.M.U.*(soit 375 S.M.U.R.*) du territoire.



L'infirmier participe avec le médecin à la médicalisation des secours, à la gestion du matériel, à la formation des personnels et stagiaires, à la prévention, à la mise en place et au suivi des protocoles.

Il est dans la structure hospitalière à temps complet, s'il est à temps partiel c'est qu'il appartient le plus souvent au Département d'Anesthésie et de Réanimation ou au Service d'Accueil des Urgences et prend des gardes au S.M.U.R.*

Il agit à un seul niveau, et peut évoluer dans le cadre de sa formation continu vers une spécialité.

NOTA : Au regard de la Loi, un infirmier de la fonction publique ou de l'armée ne peut être inscrit sur deux listes d'alerte.



E. La problématique



Ce mémoire tentera aux regards de la Loi en vigueur de répondre à la question :



« L'infirmier diplômé d'Etat a-t-il un rôle dans les structures de secours d'urgence pour la prise en charge des personnes malades et blessées ? ».



F. Limite de l 'étude



Afin de ne pas me disperser sur l'étendue du sujet, j'ai choisit de «limiter » mon étude aux domaines de l'infirmier S.P.* et S.A.M.U.*



Ce travail est une description, il n'est pas comparatif.



L'étude porte sur le rôle de l'I.D.E.* et non sur celui de l'I.A.D.E.*

Dans le cadre de ce mémoire, nous nous intéresserons uniquement au domaine de l'urgence préhospitalière et aux rôles de l'infirmier.

L'intervention des équipes secouristes ne sera pas étudiée en détail, car même si primordiale dans la prise en charge des victimes, elle n'est composée à l'heure actuelle que de personnes formées au premiers secours en équipe.

Le domaine de l'infirmier des structures d'urgence est vaste, mal connu mais reconnu depuis peu par un texte publié au journal officiel.



Les rôles de l'infirmier ne seront analysés qu'en accord avec les décrets du 16 février et du 15 mars 93 relatifs aux actes et règles de la profession.



L'article 1 du décret du 12 mai 1981 du code de santé public précise que «la fonction infirmière comprend : l'analyse, l'organisation, et l'évaluation des soins infirmiers et leur dispense, soit sur prescription médicale, soit dans le cadre de leur rôle propre.

Elle comprend en outre différentes actions concernant l'éducation, la formation, l'encadrement et la prévention en matière de santé et d'hygiène, ainsi que l'application et la promotion des mesures de lutte contre l'infection et la contagion »



Décret du 16 février 1993 - Titre 1er

Chap.1 - Article 6 : « l'infirmier est tenu de porter assistance aux malades et blessés en périls »

Article 22 : « l'infirmier auquel une autorité qualifiée fait appel pour collaborer à un dispositif de secours mis en place pour répondre à une situation d'urgence, soit en cas de sinistre, ou de calamité, doit répondre à cet appel et apporter son concours »

Chap.2 - Article 26 : « l'infirmier agit en toute circonstance dans l'intérêt du patient »



G. L'étude



Pour ce mémoire, j'ai été encadré et renseigné par le sergent chef Ruys, infirmier du service médical du 2ème groupement d'incendie de la Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris.



Le rôle de l'infirmier est étudié à partir d'un nombre d'informations, concernant :

* gestion du matériel,

* intervention,

* travail du binôme médecin / infirmier,

* cadre de travail

enjeux qui seront rapportés aux problématiques que l'analyse des questionnaires aura révélée.



Ce questionnaire a été adressé à deux catégories de personnels :

- un destiné aux médecins du S.A.M.U.* et du S.S.S.M.*

- un destiné aux infirmiers qui participent au S.A.M.U.* et au S.S.S.M.*



Les résultats de l'analyse des réponses reçues permettront de croiser les informations ainsi recueillies avec celles de terrain.

L'enquête de terrain a été menée lors de mon stage optionnel de fin de seconde année auprès des infirmiers du S.A.M.U.* et du S.S.S.M.* du Gard ( Nîmes ).



L'étude porte sur

10 S.M.U.R.* et 10 S.S.S.M.*, sur 20 départements.

5 questionnaires adressés aux médecins

5 questionnaires pour les infirmiers,

soit 200 questionnaires adressés aux infirmiers pompiers ou S.A.M.U. *

Afin de réduire dans le temps le travail d'enquête, il a été volontairement expédié en France métropolitaine uniquement.



Les informations recueillies proviennent pour :

· 70% des questionnaires retournés par le S.A.M.U.* et 30% par les pompiers.

· 70% des écrits concernent les pompiers et 30% le S.A.M.U.*



Le dépouillement des questionnaires a été réalisé à l'aide d'un logiciel informatique, la grille n'apparaîtra donc pas.

Afin de faciliter la lecture, les résultats seront énoncés sous la forme de texte ou de liste.

A chaque fois que dans un sous titre je me référerai aux réponses d'une question de l'un des deux questionnaires, elle sera surligné.

Par ces questionnaires, j'aurai souhaité connaître les rôles de l'infirmier tel qu'eux le voient, et tel que les médecins le voient.

J'ai reçu les réponses, de 12 départements :

· 33 questionnaires d'infirmiers

· 39 questionnaires de médecins

Sur 200 questionnaires, j'ai eu 36% de réponses et une participation de 60% des départements contactés.



II/ Analyse:



Population du QUESTIONNAIRE INFIRMIER



Population des infirmiers ayant répondu (réponses données aux questions 15) et 16) ) :

Les infirmiers ayant retourné le questionnaire rempli sont pour 40% des hommes, et pour 60% des femmes.

Ils sont âgés entre 23 et 47 ans avec une moyenne de l'infirmier dans sa 37ème année.

Son ancienneté en qualité d'infirmier, est classée par tranche :

· de 0 à 1 an : 18%

· de 1 à 3 ans : 16%

· de 3 à 5 ans : 24%

· de 5 à 10 ans : 30%

· sup. à 10 ans : 12%



Population du QUESTIONNAIRE MEDECIN



Population des médecins ayant répondu (réponses données aux questions 1), 7) et 8) ) :

Les médecins ayant retourné le questionnaire rempli sont pour 66% des hommes, et pour 34% des femmes.

Ils sont âgés entre 32 et 63 ans, avec une moyenne du médecin dans sa 39ème année.

Leur spécialité est pour :

· médecin anesthésiste : 5%

· médecin oxyologue : 66%

· médecin généraliste : 24%

· praticien hospitalier : 5%



Dans quelle structure travaillez-vous ? ( référence aux questions 1) )



INFIRMIERS :

· 60% au S.A.M.U.*

· 40% chez les pompiers



MEDECINS:

· 61% au S.A.M.U.*

· 39% chez les pompiers



Le dépouillement des questionnaires a permis de diviser le développement de l'analyse en deux parties:

A. les rôles de l'infirmier

B. les autres aspects de sa présence



A. Ses rôles :



Les rôles de l'infirmier

( référence à la question 2)



Chaque infirmier participe à plusieurs actions découlant de plusieurs rôles.

Pourcentage de participation :

· rôle technique (soins) : 100 %

· rôle dans la gestion du matériel : 88% (logistique et entretien du matériel)

· la formation (interne et externe) : 70% (regroupe la formation interne, externe et l'encadrement des stagiaires)

· rôle dans l'hygiène et la sécurité : 68%

· rôle préventif en psychologie : 50 %



1. Rôle technique - Le soignant



Le binôme médecin/infirmier doit établir rapidement une orientation diagnostique pour mettre en ouvre les premiers gestes thérapeutiques, tout en tenant compte du contexte psychosocial et des conditions extérieures parfois précaires.



L'article 3 du Titre 1er - chapitre 1er - du décret du 16 février 1993 précise que «l'infirmier n'accomplit que les actes professionnels qui relèvent de sa compétence en vertu du décret pris en application » L'infirmier agit sur son rôle propre ou sous délégation de son médecin par prescription ou protocole en application au décret de compétence du 15 mars 1993.

Article 1er

« * de protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé des personnes ou l'autonomie

de leurs fonctions vitales physiques et psychiques, en tenant compte de la personnalité

de chacune d'elles, dans ses composantes psychologiques, sociale, économique et culturelle ;

· de prévenir et évaluer la souffrance et la détresse des personnes et de participer à leur soulagement ;

· de concourir au recueil des informations et aux méthodes qui seront utilisées par le médecin pour établir son diagnostique ;

· de participer à l'évaluation du degré de dépendance des personnes

· d'appliquer les prescriptions médicales et les protocoles établis par le médecin ;

· de participer à la surveillance clinique des patients et à la mise en ouvre des thérapeutiques ; »



Dans son rôle de technicien de soin, l'infirmier agira en référence des

article 3 (sur son rôle propre),

article 4 (sur prescription),

article 5 (à condition qu'un médecin puisse intervenir à tout moment),

article 6 (en présence du médecin), et article 8 (sur protocole)



Il anticipe sur l'évolution de la pathologie.

Il intervient à de multiples occasions :



* auprès des sapeurs pompiers



· Examens médicaux des S.P.* lors de leur engagement.

· Suivi des S.P.* durant leur carrière.

Pour ces deux fonctions le S.S.S.M.* a pris acte sur le service de santé des armées en instituant la codification :

S pour Ceinture scapulaire et membres supérieurs

I pour Ceinture pelvienne et membres inférieurs

G pour état général

Y pour yeux et fonction visuelle

C pour sens chromatique

O pour audition et équilibre

P pour psychisme

( titre Ier, articles 2 à 5 de l'arrête du 25 janvier 1964 du bulletin officiel des armées) qui évalue à travers 7 critères eux-mêmes divisés en 6 coefficients l'aptitude du S.P.* à l'activité. Ainsi il sera définit s'il est apte au service actif, à celui d'administratif ou s'il est inapte.



· Soins (quotidien ou d'urgence) aux membres, et famille du corps.

· Soutien sanitaire des S.P.* participant aux événements sportifs, en intervention, et en particulier intervention de grande ampleur, milieu chimique ou en milieu périlleux.



Mais où trouve t'on l'infirmier ?

* Dans les bureaux du service de santé,

* Dans la pharmacie comme le définit l'article L. 595.10 du chapitre 1 bis du code de Santé public qui autorise la possibilité légale d'être doté d'une pharmacie à usage interne.

La distribution des produits est sous la responsabilité du pharmacien.

( le décret n°95.278 du 13 mars 1995, relatif à la pharmacovigilance indique l'obligation de disposer d'un pharmacien pour le choix, la présentation, la mise en ouvre et le suivi des médicaments ).

* Au cabinet médical qui est assimilé aux centre médical interentreprises (la médecine du travail pour les personnels du S.A.M.U.*) disposant d'une salle de soin, d'un bureau médical, de sanitaires, d'une salle d'attente, et d'une salle de déshabillage avec accès facile pour brancard et fauteuil comme indiqué dans l'annexe technique de l'arrêté pris par le ministère de l'action sociale et de la solidarité.

* Dans le Véhicule Santé Prévention, un semi-remorque équipé en cabinet médical, qui facilite le suivi des pompiers en déplaçant la structure auprès des petites unités constituées de volontaires et n'ayant pas la disponibilité voulue pour se déplacer. ( dans les catastrophes, ce véhicule peut être transformé en unité de soutien et poste de commandement médical).

Le feu, la fumée, l'eau, les gaz, l'acier, le fer et tout ce qui compose les paramètres d'un sinistre sont d'autant d'éléments agressifs.

Il n'est donc pas rare que les pompiers eux même, malgré leur entraînement quotidien, leur tenue de protection et leur suivi médical avancé, soit blessés lors des missions de sauvetage ou de secours.

Afin de prendre en charge le pompier blessé le plus rapidement, certains corps ont mis en place des Unités Mobiles Infirmerie (composé d'un sapeur, d'un infirmier et d'un médecin pompiers) afin de contrôler lors de longue interventions leurs conditions physiques, une surveillance de l'hygiène et de l'alimentation (hydratation), des soins et du soutien psychologique.



* auprès de la population



· Soins et secours d'urgence aux personnes malades, blessées, noyés ou asphyxiées.

· Service de sécurité, poste de secours des événements sportifs ou culturels (marathon ou concerts ).

· Participation aux différents plans de secours (rouge, ORSEC*, POLMAR*, ACIFER*... )

· Participation aux missions de secours extra départementaux (aide à un autre département sinistré, mission humanitaire, mise à disposition des moyens à un cadre national, E.S.C.R.I.M.* avec D.A.C.* du S.D.I.S.* du Gard parti en Guadeloupe pour le passage du cyclone GEORGES...).



Décret du 15 mars 1993 : Article 9

« il participe également à des actions de secours, de médecine de catastrophe et d'aide humanitaire »



L'infirmier de part le décret relatif aux actes professionnels agit sous délégation

du médecin, ou sur protocole (nous allons le voir ), mais aussi en regard de son rôle propre (article 3 ), dont entre autres :

· Surveillance des effets secondaires des médicaments

· Installation du patient dans une position en rapport avec sa pathologie

· Maintien de la liberté des voies aériennes, aspiration des sécrétions

· Ventilation manuelle instrumentale au masque

· Appréciation des différents paramètres servant à la surveillance de l'état de santé du patient

· Surveillance des cathéters courts

· Recueil des données biologiques obtenues par les techniques à lecture instantanée

· Aide et soutien psychologique

· Observation des troubles du comportement



Même si la relation d'aide avec le patient est brève, l'infirmier pourra poser des diagnostics infirmiers et réaliser des actions dont l'objectif pourrait être à long terme, mais pour lesquelles l'évaluation découlant de la mise en ouvre doit être rapide (liste de diagnostics infirmiers en annexe VII ).



Pour ces actions, les acteurs des secours ont à leur disposition :

- des moyens de télécommunication (réseau de radio-télécommunication, téléphone modulaire...).

- des moyens de transports divers (ambulances lourdes, voitures légères radio-médicalisées, hélicoptère, avions ou bateaux ).

- des uniformes avec moyens de signalisation rétro-réfléchissante et fluorescent pour la protection individuelle.



L'infirmier agit ici à plusieurs niveaux :



Localisé et médicalisé : l'infirmier intervient avec le médecin dans le même engin ( V.R.M., E.R.M.*, U.M.H.*, l'avion, l'hélicoptère ou le bateau ).



Localisé et non médicalisé : l'infirmier travaille avec l'équipe composée du Véhicule de Secours aux Asphyxiés et Blessées (plus communément appelé V.S.A.B.*),



Les perspectives de normes européennes vont définir trois types d'ambulances :

TYPE A : transport de patient dont on ne s'attend pas à une évolution défavorable en cours de route (ce qui est le cas des ambulances «privés » avec du personnel C.C.A.*).

Ne peut être ni paramédicalisé ni médicalisé.

TYPE B : ambulance de soins d'urgence pouvant être médicalisés ou paramédicales ( ambulances pompiers, Croix-Rouge, ou protection civile avec personnel titulaire de diplôme de secourisme).

TYPE C : Unité Médicale de Réanimation type S.A.M.U.* ou pompiers



L'infirmier dans les ambulances de type B va avoir pour objectif d'affiner le bilan secouriste en portant attention à ne pas remplacer les secouristes et permettre la mise en application, si nécessaire, de protocoles de soins d'urgence sous la délégation du médecin, absent du site même de l'intervention.



Au regard de la question 9). A quoi participez-vous ? , l'infirmier est amener à poser une ou des réflexions en prenant part à l'élaboration de nouveaux protocoles, à la conception des ambulances ou des P.M.A.*.



Question 13). avez-vous des protocoles de soins ?

15% des infirmiers en disposent, pour 15% ils sont en cours d'élaboration, alors que 70% n'en disposent pas encore.

Ces protocoles sont basés sur l'article 8 du décret de compétence de février 93 et tourne autour de cinq notions :



Notions Problème Action
1 Reconnaissance de l'urgence Signes Protocole
2 Mise en place du protocole Ex : dyspnée expiratoire aiguë Spray ventoline, nébulisation et I.V.* de corticoides à action rapide
3 Gestes Porter secours en rapport avec ses qualifications et ses aptitudes Administrer en connaissant les techniques et en respectant les règles d'hygiène et d'asepsie.
4 Possibilité de décision Le médecin régulateur doit à distance suivre l'évolution et doit pouvoir à tout moment intervenir ou faire intervenir une équipe lourde. Disposer en permanence de moyens de télécommunications

5 Compte rendu Les responsabilités sont celles de l'infirmier et du médecin prescripteur. Une fiche de compte rendu est à remplir dès le début de la mise en route d'un protocole.



A l'heure actuelle, les protocoles ne sont pas mis en place dans tous les départements, mais lorsque c'est le cas, ils sont l'aboutissement d'une commission de travail et de validation dont les membres sont des médecins, des infirmiers, des officiers pompiers et des juristes ( exemple de protocole de soins en annexe IV ).



Ils concernent en 1999, la prise en charge de :

· le collapsus ( V.V.P.* avec macromolécules de remplissage à faible débit ),

· du COMA (score de Glasgow et oxygénothérapie avec F.I.O2*à 100% ),

· de l'arrêt cardio-respiratoire ( même protocole que la détresse vitale avec utilisation du D.S.A.* ),

· de l'asthme,

· de l'hypoglycémie (glucosé à 30% I.V.*),

· de la douleur thoracique (trinitrine),

· des convulsions de l'adulte et de l'enfant fébrile ( glycémie et Valium en I.V.* ou I.R.*),

· des brûlures graves (score de Wallace, et remplissage),

· de la douleur (analgésie de niveau I en I.V.*),

· du choc anaphylactique ( adrénaline s/c, remplissage, puis adrénaline I.V.* après contact médecin ).



Les conditions de mise en ouvre :

* rappeler que l'infirmier n'est pas médecin mais plus qu'un secouriste,

* il ne peut mener ces protocoles qu'en service commandé,

* la mise en ouvre de ces actes ne doit pas retarder le déclenchement d'un moyen médicalisé.

* En situation d'urgence, dans l'attente d'un médecin dûment alerté

* l'infirmier dans ce rôle s'engage et signe ses actions, (participe à des comités de lecture composés de médecins, pharmaciens et cadre infirmier, de suivi de ses protocoles) et est titulaire d'une autorisation personnelle du médecin chef d'appliquer ces protocoles.



Son action considère comme acquis toutes les techniques de sauveteurs A.F.P.S.* (massage cardiaque, P.L.S.*, technique de Heimlich ) et de secouriste C.F.A.P.S.E.* (oxygénothérapie, immobilisation, relevage, brancardage et depuis peu du D.S.A.*).

Pour s'aider dans le recueil des informations et des constantes, il aura à sa disposition le matériel de l'équipe secouriste (aspirateur de mucosité, thermomètre électronique, appareil à tension et bientôt oxymêtre de pouls ou moniteur multiparamêtre).



La mise en place de ces protocoles va permettre aux régulateurs et aux coordinateurs d'introduire une réponse graduée aux demandes de secours :

· 1er degré : V.S.A.B.* (équipiers C.F.A.P.S.E.*)

· 2ème degré : V.S.A.B.* + Infirmier S.P.* (avec ses protocoles de soins d'urgence)

· 3ème degré : V.S.A.B.* + Médecin S.P.* (avec l'alternative de lui adjoindre ou non un infirmier)

Cette démarche est issue d'une étude qui a été menée sur les départements du Gard et de l'Aude : en 1997, il y a eu 5638 interventions de V.S.A.B.* et 1084 sorties de V.R.M.* dont 50% auraient pu être confiées à un infirmier et traitées par les protocoles mis en place.

Au point de vue des délais, dans 85% des cas, l'infirmier arrive en même temps que l'équipe de prompt secours, les 15% restant donnant une arrivée dans les 5 minutes après les secouristes.



Accident de catastrophe à effets limités (A.C.E.L.) : L'infirmier s'inscrit ici

dans un dispositif de secours de catastrophe.

Il travaille avec son médecin à plusieurs niveau :

· Auprès des pompiers, ce que nous avons déjà vu.

· Auprès des civils, à la logistique médicale ou aux soins.



Le service médical grâce à une structure souple ( P.M.A.* monté en moins de 25 minutes, capable d'accueillir 20 victimes par heure ) est organisée, dirigée par des médecins assistés d'infirmiers, ils peuvent être utiles :

· Au recueil (équipe de ramassage),

· Au tri (selon U.A.* ou U.R.*),

· A l'orientation ( U.1, U.2, U.3., impliqués ou dépassées ),

· Au maintien en vie (du soin à l'intervention chirurgicale au C.M.E.* ),

· A l'évacuations vers les hôpitaux selon les priorités et les gravités.



Le déclenchement, lors de catastrophe, d'un plan de secours (plan Rouge* ou ORSEC* ) place à la tête de cette organisation le préfet qui a toute autorité pour réquisitionner les moyens dont il a besoin :

· services privés de travaux, de communication, d'alimentation, d'électricité.

· services locaux, départementaux, nationaux de secours

· personnels soignants de repos, ou d'astreinte ; Des hôpitaux (plan Blanc ). donc les infirmiers.



2. Rôle dans la gestion de matériel



La caractéristique de l'urgence préhospitalière tient, entre autre, dans le fait de déplacer une unité sanitaire ou hospitalière en dehors d'un site médical.



La réserve en matériel est donc limitée et il faut néanmoins être autonome et opérationnel.

Il est donc indispensable de disposer d'une gestion du matériel solide et rigoureux.



Le matériel doit être en permanence vérifié, en cours de validité pour le péremptable, opérationnel (batteries ), en qualité et quantité suffisante.



Pour ce faire, l'infirmier est autonome dans la gestion et peu ainsi mettre en place des plans de dotation (par listing, meuble de rangement, lots...).

Chaque lot, chaque tiroir, chaque véhicule est listé et vérifié à chaque prise de garde.

Un produit pris dans un lot, est remplacé par le même produit pris dans le tiroir du véhicule, lui-même remplacé, dès le retour à la base, dans la réserve.



Décret du 15 mars 1993 - Article 9 :

« L'infirmier participe à des actions de recherche en soins infirmiers et en matière de sécurité » :

· appréciation de la capacité médicale d'un S.P.* sous A.R.I.*

· appréciation des nouveaux matériels médico-secouristes mis à la disposition du S.P.* ( D.S.A.* .)

· étude de nouveaux produits (compresses pour brûlés BRULLSTOP@ )



Tout incident rencontré par un personnel médical, paramédical ou secouriste dans l'utilisation de son matériel (ou du matériel d'un patient hospitalisé à domicile ) doit faire l'objet d'une information auprès du constructeur et du fournisseur mais aussi auprès de la cellule de matériovigilance (08 avenue de Ségur, 75350 Paris 07è et au 01.40.56.46.89.).



3. La formation



Article 10 - Titre 1er - Chapitre 1er du décret du 16 février 1993 : « pour garantir la qualité des soins qu'il dispense et la sécurité du patient, l'infirmier a le devoir d'actualiser et de perfectionner ses connaissances professionnelles »

Article 9 du décret du 15 mars 1998 : « l'infirmier propose, organise ou participe à des actions de formation initiale et continue des personnels infirmiers, des personnels qui l'assiste et éventuellement d'autres personnels de santé, l'encadrement des stagiaires en formation », ainsi il est toujours en formation et forme continuellement.



* L'infirmier formé



L'I.S.P.* et l'infirmier S.A.M.U.* sont I.D.E.*



Question 5). Etes vous formés aux premiers secours ?

· 75% sont diplômés de l'A.F.P.S. ou le B.N.S.

· 45% sont diplômés du C.F.A..P.S.E.

· 18% ont suivi une I.P.S.

· 9% sont diplômés de la médecine de catastrophe

· 3% sont diplômés du S.S.T.

· 21% n'ont pas eu de formation



L'infirmier peut recevoir

· une formation initiale de sapeur-pompier (sauvetage et incendie )

· la formation continue des S.P.*

· une formation aux premiers secours (A.F.P.S., C.F.A.P.S.E., ou C.F.A.P.S.R.* )

· le Monitorat National de Premiers Secours

* une formation d'infirmier S.M.U.R.* ( C.E.S.U.* 92 ou C.E.S.U.* 59 ) ou S.D.I.S.*

(dans l'ensemble des départements disposant d'une chefferie santé avec des infirmiers ) qui dure environ 5 jours et qui présente :

*culture sécurité civile : l'organisation des secours (40h ) et santé publique (40h )

*culture I.S.P. : avec la pathologie, les techniques et matériels, et les rôles de l'infirmier (40h ) + la formation continue.



Les infirmiers concernant leur formation, souhaiterais approfondir leurs connaissances en matières :

1. base secouriste + infirmier sapeur pompier.

2. oxyologie et médecine de catastrophe.

3. environnement du pompier, organisation des secours et les transmissions radios.

4. notions de base sur l'incendie, la dépollution, le sauvetage déblaiement, la radio activité.

Afin de ne pas rester «des accessoires super secouristes »

Pour intégrer correctement ce service particulier, certains propose un parrainage des jeunes infirmiers.



L'Infirmier peut préparer

· un certificat d'oxyologie

· le certificat de médecine de catastrophe, diplôme universitaire de médecine de catastrophe, mention non médecin.

* un diplôme universitaire de soins infirmiers et missions S.P.* ( université de Haute Alsace - 68 ) qui dure au maximum deux ans, avec une soutenance de mémoire et un stage pratique dont le contenu est :

*les secours d'urgence et la place de l'infirmier

*rappels anatomo-physiologique et pharmacologiques

*la pathologie d'urgence

*les techniques opérationnelles

*la gestion d'équipe - communication



La circulaire inter 9300/220/C du 28/09/93 permet aux agents de la fonction publique d'état, territoriale, ou hospitalière qui sont par ailleurs sapeurs pompiers volontaires l'octroi de :

· 15 jours de congés supplémentaires au titre de la formation initiale sapeur pompier

· 15 jours de congés supplémentaires au titre de la formation continue sapeur pompier



* L'infirmier formateur



L'Infirmier peut enseigner

· des cours de secourisme

· apporter des réponses aux interrogations des S.P.*

· des conseils en matière de prévention des accidents et des maladies

· de la prévention des accidents domestiques et des accidents du travail

· des formations et informations sur

- les matériels médico-secouriste

Le décret 98.239 concernant le défibrillateur semi-automatique oblige les personnels de soins non-médecin à utiliser cet appareil avec une formation initiale théorique de 4 heures et pratique de 4 heures donnant lieu à une habilitation d'un an renouvelable.

- La pathologie et les thérapeutiques

- les techniques

L'infirmier au S.A.M.U.* travail en relation étroite dans l'enseignement dispensé par le C.E.S.U.*

L'infirmier encadre les stagiaires en formation dans leur service, participe à l'élaboration et au soutien des travaux de fin d'études.

La prise en charge et l'encadrement des élèves et stagiaires met en avant la responsabilité de l'infirmier pour les gestes qui seront effectués sous sa délégation et sous sa surveillance.

Le S.D.I.S.* des Alpes Maritimes a créé un programme d'encadrement des étudiants qui se divise pour 1/5 du temps en visites et informations (organisations S.D.I.S.* et S.S.S.M.*, rôle de l'I.S.P.*, médecine préventive et du travail, formation, hygiène, opération, logistique et soutien technique) et en 4/5 pour le stage pratique en opérations.

Ils collaborent également à la mise en place de livret d'accueil.



Lors des réunions annuelles de l'urgence préhospitalière ( S.A.M.U.* ou pompiers ), les infirmiers peuvent eux aussi leurs tables ronde autour desquelles l'information et la recherche en soins infirmiers de leur spécialités s'ouvrent à tous. Les magazines spécialisés leur concèdent désormais des colonnes afin qu'ils puissent s'exprimer sur des points techniques, et d'organisation.



4. Rôle dans l'hygiène et la sécurité



Décret du 16 février 1993 - Article 11 :

« l'infirmier respecte et fait respecter les règles d'hygiène dans l'administration des soins, dans l'utilisation des matériels et dans la tenue des locaux., il s'assure de la bonne élimination des déchets solides ou liquides qui résultent des actes professionnels »

Décret du 15 mars 1993 - Article 9 :

« Il participe, propose ou organise en matière d'hygiène des actions d'information, de formation des personnels susceptibles d'intervenir en acteurs de santé » :



Un infirmier du C.S.P.* de St Germain en Laye (78 ) a mis en place pour les V.S.A.B.* une remise (hangar ) d'hygiène, suivant l'idée de la chaîne du propre.

Après chaque intervention, l'ambulance est dépoussiérée et lavée et une fois par semaine, elle est mise inopérationnelle, lavée et désinfectée (cf. illustrations hygiène en annexe V).

D'autres professionnels infirmier ont mis en place des protocoles d'hygiène dans leur unité.

Dans la lutte contre la transmission des infections, des filtres antibactérien à usage unique ont été mis en place entre la valve du B.A.R.* et le masque qui est porté sur le visage du patient ainsi que l'élaboration de sets de protection individuels contenant des masque de type chirurgical et surblouse.

Des réflexions et une éducation ont été également menées sur le lavage des mains et la politique de l'usage unique.



· Article 9 : « Il participe, propose ou organise des actions en matière de santé individuelle ou collective » :



Il peut réaliser des enquêtes épidémiologiques comme

· Pourquoi la consommation d'alcool augmente-t-elle durant une période donnée ? ( dégradation du moral du personnel, alcoolisation des individus, fêtes...)

· Pourquoi trois, et peut-être d'autres, sapeurs ont-ils les même symptômes de maladie ? ( manque d'hygiène dans les locaux de vie, manque de décontamination du matériel, contact avec patients infectés... )

· Pourquoi le distributeur de friandises installé est-il continuellement vide ? prise de poids ?( manque d'alimentation, croyances, manque qualitatif ou quantitatif, refus de se restaurer)



C'est faire de la médecine préventive (réduire le nombre des accidents et des décès en service commandé ) par un soutien actif sur le terrain :

· campagne sur le tabac, l'alcool, les M.S.T.*...

· campagne d'incitation sur les vaccinations, l'équilibre alimentaire, le bon usage des médicaments...

· par l'intervention des membres de l'équipe pluridisciplinaire de la santé (dentiste, nutritionniste, kinésithérapeute,...)

· initiation à l'ergonomie



5. Rôle préventif en psychologie



L'article 3 du 15 mars 1993 stipule comme du rôle de l'infirmier :

· une aide et un soutien psychologique

· la relation d'aide thérapeutique

· l'observation et la surveillance des troubles du comportement

· la participation à l'entretien d'accueil et d'orientation



La victime et le secouriste sont ici très proche, car ils vivent ensemble un événement agressif pour leur conscience, si ce n'est pour leur physique.

Le niveau d'agression, et de stress n'est pas le même pour les différents protagonistes.



Pour le patient et son entourage Pour le secouriste
Facteurs de stress :
· survenue brutale de l'événement · stress du départ en intervention avec la peur de ce que l'on va y trouver
· décompensation d'une pathologie chronique · stress dû au «non averti »
· intrusion d'inconnu dans son périmètre de vie · être capable de se mobiliser à tout moment et de faire face à une situation qui nous dépasse
· utilisation de techniques invasives et douloureuses Capacité de s'exprimer
Réponses émotionnelles :
Agressivité, curiosité, pleurs, refus d'y croire Irritabilité, disputes, sentiment de culpabilité, d'impuissance, de colère
Evacuation du stress :
Rire, discussion, questionnement Rationalisation, discussion, humour noir, blagues, comportement macho, pseudo-détachement



C'est également déceler les troubles psychologiques (dépressions - pyromanie )

chez les sapeurs-pompiers afin d'éviter les conduites à risques

(alcoolisation - passage à l'acte - conduites dangereuses pour les personnels).

C'est donc apporter un soutien, être ferme et compréhensif.

C'est aussi apporter de manière satisfaisante (qualitatif et quantitatif ),

les informations relatives à la pathologie et aux problèmes rencontrés.



Voici les résultats d'une étude menée durant cinq années parmi quelques 600 pompiers

des Pays-Bas et qui présente les types de faits, en pourcentage, les plus marquants psychologiquement pour eux :



· 100% - mort d'un collègue

· 80% - responsabilité d'un accident au cours des soins

· 79% - mort d'un enfant

· 78% - mort d'une personne connue

· 77% - blessure grave d'un collègue

· 76% - blessure grave d'un enfant

· 66% - tentative ratée de secours d'une personne

· 64% - blessure grave d'une connaissance

· 63% - encourir soi-même des blessures graves

· 56% - décès de la victime durant les secours



En connaissant ces données, un personnel formé à la psychologie face au stress des secouristes (psychologue, médecin, infirmier ), pourrait prendre en charge de manière plus rapide et plus efficace les risques de complications et donc prévenir les « border line » ( dit état limite) ou les « burn out syndrom » (épuisement professionnel ).

Cette prise en charge passe par une bonne connaissance de la psychologie mais aussi par la formation de l'ensemble des partenaires (collègues, officiers, stationnaires) afin que l'information concernant une intervention qui, par exemple, concernait un enfant, décédé des suites de ses blessures puisse être pris en charge dans des délais court ( Là ou le simple debriefing suffira ).



B. Autres aspects :

1. Avantages et inconvénients de l'infirmier



( réponses apportées aux questions 6). Et 7). )



Avantages
Inconvénients




Pour le service
Pour l'entourage


Hygiène du matériel
Rassurant


Problème de remise à niveau et de formation continue

Un »plus » pour l'équipe
Bilan plus complet que le secouriste
Problème de disponibilité pour les vacataires en rapport avec leur emploi fixe

Interface entre le secourisme et le médical
A l'écoute de la victime
Problème de reconnaissance en qualité d'I.S.P.*

A l'écoute de l'équipe s
Prise en charge de deux patients possible
Incompréhension du rôle et donc non-acceptation

Facilement disponible pour ses coéquipiers
Transmission infirmière avec service receveur
Devoir dépenser beaucoup d'énergie pour être accepter entraînant une baisse de la motivation

Nouveau cadre d'emploi pour les infirmiers
Soutien et conseil médicaux
Difficulté de répartition entre le temps d'intervention et le temps de maintenance/formation

Meilleure organisation
Relationnel dans le geste technique
Absence de décret d'application de certains textes de loi

Gestion des stocks
Rôle social
Chacun doit rester à sa place

( C.C.A.* menant des actions infirmières )

Formation au secourisme

Absence de cadre législatif pour la fonction d'I.S.P.*

Expérience paramédicale

Manque d'objectifs et de projets




Question 8). Etes-vous bien intégrés ?

100% des réponses données affirment que les infirmiers sont bien intégrés dans leur service.

Au regard des réponses données par les médecins et les infirmiers sur leur binôme, il semble que ce qui caractérise le plus l'infirmier sont des besoins d'EFFICACITE, de RAPIDITE, et de COMPLEMENTARITE.



Question 13). Comment juger vous le travail de votre binôme MEDECIN / INFIRMIER ?

Très satisfaisant : 42%

satisfaisant : 42%

Moyennement satisfaisant : 9%

insatisfaisant : 7%



Les infirmiers qui sont peu satisfait ou insatisfait ont donné les raisons suivantes :

· Manque de communication dans le binôme et médecin peu disponible pour l'infirmier.

· L'infirmier a peu de droit à la réflexion et est utilisé à 95% de sa présence dans des qualités de C.F.A.P.S.E.*, c'est à dire qu'il va travailler comme un secouriste alors que toute la médicalisation sera faite par le médecin sur les lieux.



Le reste des revendications ne fait appel qu'à des attitudes personnelles et des problèmes entre individus.



2. Dédommagement de l'infirmier



« je ne suis pas rentré chez les sapeurs pompiers pour gagner de l'argent mais pas non plus pour en perdre » (c'est ainsi que quelques infirmiers ont répondus à la question 14) sur les attentes en rapport d'un futur statut.)



Participant au SSSM*, l'infirmier SP*, est, nous l'avons vu, soit :

· A temps plein (1/150 S.P.P.* ou 1/1000 S.P.V.* ), son salaire varie entre 6.000francs, et 10.000francs, sans les primes.

· Volontaire, il n'aura pas de salaire, mais des vacations horaires de missions non opérationnelles et d'intervention (dédommagement de présence ).



Il n'a pas, quel que soit son statut, pour l'instant, de possibilité d'évolution de carrière, car si un médecin est un officier ( capitaine à colonel ), l'infirmier reste infirmier et n'a pas de grade à ce jour.

Il sera indemnisé de la même manière avec un an ou dix ans de services, puisque la rémunération est conséquente au grade.



Attaché au S.A.M.U.*, il est salarié de l'hôpital et son ascension se fait sur la même base que les autres infirmiers des autres services : ancienneté (grade) et possibilité d'accéder à la hiérarchie ( cadre infirmier, . ).

Le coût annuel pour un S.M.U.R.*, d'un infirmier de garde lui revient à 235.000frs ( Salaire moyen en 1994, comprenant les charges).



L'infirmier sera rémunéré selon son niveau, soit bac+2.

Il correspond aux personnels de catégorie A et B sur la grille de la fonction publique.



Question 10). Appartenez-vous simultanément à un autre service de soins ?

· S.A.U.* : 24%

· Réanimation : 24%

· Salle de réveil : 6%

· Bloc : 4%

· Autres hospitaliers : 12%

· Aucun : 30%



La minorité des infirmiers ne travaillent que chez les pompiers, ou au S.A.M.U.*, et n'appartiennent à aucun service hospitalier (autre que le S.A.M.U.* pour une partie), alors que 70% des infirmiers gardent une activité en unité de soins et souvent en réanimation.

Cela permet semble-t-il de conserver une certaine dextérité dans les gestes et une hygiène stricte, ce qui n'est pas toujours le cas en intervention préhospitalière.



Question 11). Pompiers, ou S.A.M.U.*, êtes-vous ?

· 75% des réponses venaient d'un personnel infirmier à temps plein

· 25% sont des personnels à temps partiels ou vacataires

Le temps partiel est le mode de travail le plus choisie (au regard des textes sur le sujet ) chez les pompiers, car il laisse une grande liberté à l'infirmier dans la réalisation de leur planning. De plus, le nombre de poste à temps plein est encore peu nombreux.

Au S.A.M.U.*, il reste le plus grand choix car permet d'avoir des personnels propres à leur service.



3. Cadre législatif, responsabilités I.D.E. et reconnaissance nationale



· L'infirmier agit en respect du décret de compétence précisant les actes infirmiers ( du 15 mars 93 )

Entre autres aux regards de l'article 6, qui précise qu'en présence d'un médecin il est habilité à assurer :

* le transport sanitaire urgent entre établissements de soins effectués dans le cadre d'un S.M.U.R.*

* le transport sanitaire urgent entre le lieu d'une détresse vers un établissement de soins effectué dans le cadre d'un S.M.U.R.*

* les soins et surveillances des patients lors des transports sanitaires programmés entre établissements de soins.



· L'infirmier agit selon les règles professionnelles dictées par le décret du 16 mars 93 :

* art.6 - il est tenu de porter assistance aux malades et blessés en péril

* art.22 - l'infirmier auquel une autorité qualifiée faite appel soit pour collaborer à un dispositif de secours mis en place pour répondre à une situation d'urgence, soit en cas de sinistre ou de calamité, doit répondre à cet appel et apporter son concours



· Rappel de la législation concernant les secours d'urgence en France en annexe VI.

· L'article 1383 du code civil : Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence.

· La responsabilité pénale :



Code concerné
Référence
Intitulé
Exemple

Civile ou pénale

Faute de service ou faute personnelle
Cicatrice imputable à une injection

Pénale
Art. 222.2
Faute personnelle
Refus de porter secours

Pénale
Art. 221.6
Atteinte involontaire à la vie d'une personne
Erreur de posologie

Pénale
Art 222.19 et 220.20
Atteinte involontaire à l'intégrité de la personne
Confusion entre la sonde à O2 et une perfusion

Pénale
Art. 226.13
Atteinte au secret professionnel
Divulguer des informations concernant les personnes soignées

Pénale
Art. 433.17
Exercice illégal de la médecine
Faire des actes médicaux qui sortent de notre ressort sans prescriptions

Pénale
Art.223.6
Omission de porter secours
Omission de porter secours (pour l'I.D.E., alerter et secourir )




Mais aussi le faux en écriture (certificats ), les escroqueries (accepter des pourboires ), le délaissement d'une personne hors d'état de se protéger, ou l'infraction à la réglementation relative aux stupéfiants.



Question 3). Sur le terrain, comment le médecin vous fait il ses prescriptions ?

· 75% par parole, sans écrits

· 36% la feuille d'intervention fait acte

· 4% possède une partie de fiche à cet effet

· 3% ont un cahier spécial



La majorité des infirmiers travaillant dans les conditions actuelles se trouvent en porte à faux par rapport à la législation en vigueur, en effet l'article R5203 du code de santé publique

du 9 août 1991 précise les conditions de la prescription médicale qui doit posséder :

· une identification de l'établissement ou de l'organisation d'application, ainsi que du prescripteur .

· Le protocole ou la prescription doit être clair, précis et personnalisée.

· La prescription, la posologie et le mode d'administration doivent être écrits en toute lettre.

· Elle doit être datée et signée.



Question 12). La mention «infirmier » ou «infirmière » est elle indiquée de manière visible sur votre tenue d'intervention :

· 100% des infirmiers ont des tenues où leur fonction apparaît

Question 12). Est-ce suffisant ?

· 100% des infirmiers pompiers la considère satisfaisante

· 70% des infirmiers S.A.M.U. considère le marquage de leur tenue

pour leur reconnaissance comme insatisfaisant car elle ne permette pas de s'identifier

en leur qualité d'infirmier, avec en plus des risques accrus de nuit par manque

de tissu de haute visibilité.



Un arrêté du 18 juin 93 relatif aux uniformes des pompiers spécifie la tenue des infirmiers sapeurs pompiers.

Les I.S.P. ne veulent pas de galons mais des attributs de fonction.

Pour les infirmiers S.P.*, il s'agit d'un plastron dorsal de 12cm sur 40cm, cousu sur la tenue d'intervention avec l'inscription «infirmier SAPEUR POMPIER ».



Reconnaissance Nationale :

Ils sont reconnus par l'Etat en étant présent au sein du comité d'expertise et d'évaluation des services de santé et de secours des sapeurs pompiers (créé par un arrêté en date du 21 mars 95 par le ministère de l'intérieur ), depuis le 26 novembre 1994 à la commission médicale fédérale tenue par la Fédération Nationale des Sapeurs Pompiers de France, et au Syndicat National des Sapeurs Pompiers Professionnels.



4. Projection dans l'avenir



Q
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MessagePosté le: 22/04/2007 17:49:27    Sujet du message: Publicité

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